Vision décisions et implication de remise à jour de l’ECTS

Vision, propositions de décisions d’ordre académique et implications organisationnelles du « Plan d’action triennal proposé pour la mise à jour du système ECTS à l’USJ »

 I.  Vision

Institution d’enseignement, de recherche et de service à la société, l’Université Saint-Joseph entend proposer aux étudiants une formation universitaire qui les prépare au mieux à devenir des acteurs responsables dans la société, au Liban comme à l’étranger. L’USJ a donc comme objectif prioritaire d’être « un lieu de rencontre privilégié entre professeurs, ayant la capacité de transmettre le savoir et les moyens de le développer par la recherche et l’innovation, et étudiants, ayant le droit, la volonté et la capacité de s’en enrichir ». (Magna Carta des universités européennes – Bologne 1988).

Depuis dix ans, l’Université Saint-Joseph s’est inscrite dans le cadre du «Processus de Bologne » qui vise notamment à mettre l’étudiant au cœur même du processus d’apprentissage, d’une part, et à favoriser la mobilité des étudiants, des enseignants-chercheurs et des diplômés, d’autre part. Eclairées par le rapport de deux experts du Conseil de l’Europe et les documents établis par le Groupe de travail sur l’ECTS, les autorités académiques entendent aujourd’hui créer au sein de l’Université une dynamique susceptible de mobiliser tous les acteurs concernés en vue de conformer davantage le cadre académique et les pratiques pédagogiques au Processus de Bologne et donc à l’application généralisée en Europe du système ECTS.

Le « plan d’action 2012-2015 pour la mise en œuvre de la réforme de l’ECTS à l’USJ » proposé par le Groupe de travail s’inscrit dans cette perspective et entend contribuer à la réalisation de ces objectifs.

II. Propositions de décisions d’ordre académique

  1. Développer, en plus des objectifs généraux et spécifiques, des référentiels de compétences ou résultats attendus au terme de chaque formation.
  2. Identifier pour chaque programme de formation sanctionné par un diplôme les débouchés potentiels sur le marché du travail.
  3. Réaménager l’architecture des programmes d’études, notamment :
    a.Calculer le nombre de crédits attribués à chaque cours sur la base de la charge globale de travail de l’étudiant au lieu des heures-contact ;
    b. Regrouper, autant que possible, les matières, afin de réduire leur nombre par semestre ;
    c. Ménager une plus grande place aux cours optionnels, interdisciplinaires, d’introduction aux questions de sens, et de culture générale ;
    d. Déterminer avec parcimonie les prérequis éventuels des cours concernés.
  4. Réviser les syllabus des cours en conformité avec la nouvelle architecture de chaque programme et selon l’approche des résultats attendus de l’apprentissage.
  5. Réviser l’organisation de la journée d’enseignement (durée de chaque séance de cours ; durée de l’intercours ; durée de la pause de midi).
  6. Généraliser le principe de la deuxième session d’examens pour tout cours non validé.
  7. Promouvoir la mutualisation des enseignements.
  8. Adopter le concept de « cours de service » assuré par un enseignant de la spécialité appartenant à une autre institution.
  9. Redéfinir l’obligation d’assiduité et les modalités de son contrôle.
  10. Réformer le système de notation des acquis de formation.

III. Implications organisationnelles

  1. Elaborer un « Guide » et un « Manuel » de l’ECTS à l’USJ à l’intention de tous les acteurs concernés.
  2. Confier aux conseils des facultés, instituts et écoles le pilotage de la mise en œuvre des programmes et des décisions d’ordre académique ci-dessus, y compris la programmation chronologique et les dispositions transitoires.
  3. Prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la participation de tous les acteurs concernés à ce chantier de mise à jour de l’ECTS à l’USJ (enseignants cadrés et vacataires ; personnel administratif ; étudiants ; anciens ; professionnels ; etc.).
  4. Instituer, au sein de l’USJ, une instance pérenne de pédagogie universitaire.
  5. Modifier le « Règlement intérieur » pour l’adapter aux changements prônés.
  6. Mettre en place des dispositifs de sensibilisation et de formation des acteurs concernés à la conception des programmes d’études, des cursus et des activités de formation selon la philosophie de l’ECTS.
  7. Elaborer et mettre en place des programmes de formation à la pédagogie universitaire, à l’intention de tous les enseignants de l’Université.
  8. Elaborer des mesures incitatives pour l’implication des enseignants dans la réforme de l’ECTS et des mesures de valorisation de la formation pédagogique des enseignants.
  9. Dégager les ressources humaines et financières nécessaires à la mise en œuvre du plan d’action proposé (rédaction des textes explicitant les orientations retenues ; formation et information, etc.).
  10. Prévoir, dans le projet du nouveau statut des enseignants, des dispositions prenant en compte les orientations retenues.

 

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